C'est un fait connu que dans les mariages mixtes (entre deux personnes de cultures et de nationalités différentes) le divorce déstabilise celui ou celle qui doit se soumettre à une juridiction du divorce de son pays d'accueil. Le sentiment très fort de n'avoir pas pu faire valoir ses droits de parent comme dans son pays d'origine pousse la personne concernée à émettre un jugement global de rejet de tout et de tous ceux qui se référent à ce verdict. La personne concernée, qu'elle admette ou non ses torts, rejette la décision du Tribunal, se considère et se présente comme victime.
Les faits :
1. Marc est né à Villeurbanne le 20 février 1992. Il a toujours vécu en France. Son père instable professionnellement fait régulièrement des allers et retours entre la France et les Etats-Unis, au point de ne pas être présent lors de sa naissance et de laisser à Bérengère, sa mère, le soin de s'occuper de lui complètement.
2. Lors des vacances scolaires 1995, Bérengère décide de quitter Sean pour retrouver une situation professionnelle stable (elle est enseignante) en France. Elle fait confiance à son mari en lui laissant Marc pour le mois d'août. Sean s'engage, en effet, à ramener Marc en France pour la rentrée scolaire. Malheureusement pour Marc et pour Bérengère, il ne le fera jamais. Marc est séparé de Bérengère pendant deux mois avant qu'elle n'ait la possibilité de le ramener en France. Sean obtient la garde temporaire de Marc aux Etats-Unis, en l'absence de Bérengère et de Marc, sur la base de fausses déclarations.
3. Bérengère obtient la garde exclusive de Marc en France assortie d'une interdiction de sortie du territoire national. Cette ordonnance accorde à Sean des droits de visite supervisés dans une structure spécialisée. Dans l'intérêt de Marc, Bérengère permet à Sean, qui s'est réinstallé en France, de le voir régulièrement chez elle ou chez ses parents. Progressivement, Bérengère fait à nouveau confiance à Sean au point de lui laisser Marc seul (en lui prêtant parfois sa voiture).
4. Au mépris de la santé physique et morale de Marc, Sean l'enlève le 15 décembre 1996 en passant par Zurich, d'où il s'envole pour les USA. Berengère est complètement coupée de Marc pendant huit mois. Sans l'aide de l'Etat français, en se battant sur le terrain américain, elle obtiendra en août 1997 un premier droit de visite strictement supervisé. Marc ne parle plus français. Il ne se souvient pas de sa famille française. Il ne connaît plus le prénom de sa mère
6. Le 10 août 1998 s'est déroulée l'audience de garde définitive. Sean ne s'y est pas présenté, enlevant une nouvelle fois Marc, qui se faisait une joie de retrouver sa mère. Son avocat l'avait informé, qu'en droit américain, il perdrait cette procédure en appel (la France avait seule la juridiction dans cette affaire). Sean continue à utiliser Marc comme son objet.
Il est à craindre que le vide affectif que SEAN, le père, a avoué avoir vécu pendant son enfance et son adolescence (ses parents sont tous les deux d'actifs commerçants et l'ont très tôt livré à lui-même) lui dicte des comportements et des conditionnements envers MARC qui laisseront des blessures difficiles à réparer.
L'idée fausse que MARC aura d'un monde où tout est effrayant, où la loi est l'ennemi, où l'homme est une menace pour son prochain, ne sera détruite qu'avec de longs efforts.
Il ne faut pas oublier ici les peines et la désolation de la famille en France. Autant la mère a assuré à SEAN et à ses parents qu'ils verraient MARC, autant ces derniers s'opposent à ce que MARC voit sa famille en France. Malheureusement pour Marc, ils adoptent des déclarations et des conduites proches du fanatisme (la loi du tout ou rien : tout est blanc ou noir)
Coupé de sa mère, quel sens Marc donne-t-il à sa vie ? Comment peut-il se défendre, si jeune ?
Les apparences sont trompeuses :
Qui pourrait croire en voyant cet homme :
1. qu'il utilise son enfant de 6 ans comme sa propriété physique ?
2. qu'il fait croire à son enfant que sa mère les a abandonnés pour vivre avec une autre homme ?
3. qu'il explique à son enfant que sa famille maternelle en France l'a également abandonné ?
4. que l'homme qui vit avec sa mère est dangereux pour lui, qu'il ne fait pas partie de sa famille, qu'il ne lui ressemble pas,
5. qu'ils se cachent pour éviter que sa mère les sépare à jamais, pour éviter qu'il aille en prison,
6. qu'il a changé de nom et donc qu'il a pu se faire faire de faux papiers pour y effacer la trace de sa mère ?
5. qu'il pratique à l'égard de son fils une pression assimilable à de la torture ?
Ta mère se bat pour toi.
ATTENTION, cet homme aimait à répéter qu'il n'avait rien à perdre. Il est armé et pourrait être dangereux.
Se rendre complice de cet acte peut entraîner des mois ou des années d'emprisonnement et de fortes amendes. Le seul fait d'avoir aidé cette personne dans sa tentative est une infraction criminelle.
L'établissement des faux documents (passeports et actes de naissance) est à lui seul un motif de condamnation pour le père et ses complices.
Ces infractions sont inscrites dans la loi auprès des autorités des pays suivants, France et États-Unis. Les plaintes pénales s'y référant ont déjà été déposées.
Dans chacun de ces pays, les juges se montrent compréhensifs envers les personnes qui ont pris tardivement conscience du sens réel des démarches qu'elles ont pu être amenées à faire pour des actes illégaux.
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