Jean-Claude Lüthi
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LE MOUVEMENT SUISSE CONTRE L'ENLEVEMENT DES ENFANTS CESSE SES ACTIVITES LE 24 JANVIER 2000 APRES EXACTEMENT 18 ANS D'EXISTENCE

PLUS AUCUNE PERSONNE NE PEUT PRETENDRE TRAVAILLER AU NOM DU MOUVEMENT, NI LE REPRESENTER DEPUIS LE 24 JANVIER 2000.

Un grand merci à la Presse
télévisée, radio et écrite. 
Son appui tout au long de ces longues années a toujours été notre phare. Autant leur présence sur le terrain, que les appels d'aide ont permis à des mères, des pères de réaliser qu'ils ne sont pas seuls dans l'épreuve. L'analyse répétée et approfondie de la réalité des kidnapping parentaux a succédé avec beaucoup d'efficacité à la compassion toujours nécessaire.
Interception de kidnappeurs grâce aux publications et prévention grâce à une information critique sont au crédit de ces journalistes en Suisse et à l'étranger.

PLUS AUCUNE PERSONNE NE PEUT PRETENDRE TRAVAILLER AU NOM DU MOUVEMENT, NI LE REPRESENTER DEPUIS LE 24 JANVIER 2000.


Voici donc quelques points de notre bilan d'activité de 18 ans. Nous n'avons jamais touché de fonds pour notre propre fonctionnement et pour les dons reçus de quelques personnes venues nous consulter, ils ont toujours été dirigés vers un parent ou son Comité de Soutien pour un rapatriement.

Les effets de l'enlèvement sur l'enfant sont considérés aujourd'hui comme des ìCHILD ABUSEî au même titre que l'inceste. Nous n'avons jamais pris de risque ni tenté de rapatrier des enfants par la violence. Notre Mouvement n'a jamais entrepris aucune action dans le sens d'une action de commando.

Dans de nombreuses causes, ce sont les parents et leurs proches qui ont eux-même procédé au rapatriement de l'enfant enlevé. Plus souvent, ils participaient à notre mission de rapatriement.

Ne soyez pas triste pour notre décision de dissolution, mais encouragez plutôt ceux qui vont s'organiser pour succéder à notre Mouvement.

Réservez votre tristesse pour cette maman qui a tenté de mettre fin à sa vie hier soir, de désespoir devant l'immobilisme des autorités et l'arrogance du père kidnappeur toujours en Suisse. Nous savons des hommes forts qui dans de telles circonstances ont aussi perdu le goût de vivre.

Nous avons toujours résolu de n'agir qu'avec l'aide de la juste attribution (même tardive) de la garde de l'enfant au parent laissé derrière. Pourtant, il est des décisions d'attribution de garde aussi bien en Suisse qu'à l'étranger qui ont été prononcées en faveur des kidnappeurs ou kidnappeuses seulement par le désir de conformité de certains magistrats trop soucieux de ìréglerî un problème au lieu d'aider un enfant. Ainsi, le nom de notre Mouvement à sa naissance a été "... against the legal kidnapping".

La presse, les Services sociaux, notre Conseiller Fédéral Joseph DEISS ont pris conscience de ce fléau et font de plus en plus d'interventions pour aider à enrayer le processus.

Je reste, Jean-Claude, à l'écoute.
Lundi 17 janvier 2000