| Jean-Claude Lüthi
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LE MOUVEMENT SUISSE CONTRE L'ENLEVEMENT DES ENFANTS CESSE SES ACTIVITES LE 24 JANVIER 2000 APRES EXACTEMENT 18 ANS D'EXISTENCE
PLUS AUCUNE PERSONNE NE PEUT PRETENDRE TRAVAILLER AU NOM DU MOUVEMENT, NI LE REPRESENTER DEPUIS LE 24 JANVIER 2000.
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PLUS AUCUNE PERSONNE NE PEUT PRETENDRE TRAVAILLER AU NOM DU MOUVEMENT, NI LE REPRESENTER DEPUIS LE 24 JANVIER 2000.
- Plus de 300 enfants retrouvés et rapatriés de partout dans le monde.
- Un tout petit groupe dont un parent concerné par l'enlèvement de ses enfants disponible à toute heure pour toute sorte de conseils, de démarche, simplement de rencontres, ou pour des rapatriements.
- Le soutien de la société EUnet-Suisse (notre unique sponsor) pour notre site WEB. Ce site a été consulté des milliers de fois par des offices gouvernementaux, des avocats, des journalistes du monde entier.
- Une collaboration constante et fructueuse avec des magistrats, des avocats, des conseillers-sociaux de nombreux cantons.
- La reconnaissance de notre excellence par le Conseil Fédéral qui nous cite dans son message aux Chambres pour la ratification des Conventions de La Haye et Luxembourg.
- Une collaboration solidaire avec de nombreuses autres Associations de parents partout dans le monde.
- Une excellente collaboration avec les Comités des Droits de l'Enfant des Nations-Unies (J-C. LUTHI propose et obtient un article dans la Convention des Droits de l'Enfant art. 11 sur la question des enlèvements parentaux).
- Plusieurs dizaines de causes financées en partie par nos propres deniers.
- Tous nos frais de fonctionnement assumés par nous-même.
- 25 à 30 heures par semaine d'entretiens et de déplacements pour deux à trois causes nouvelles par semaine pour Jean-Claude. Monique n'a plus compté les heures depuis longtemps !
- Augmentation progressive mais régulière du nombre d'enlèvements par an (120 à 150 en 1982 pour plus de 250 fin 1999).
- Quelques grosses déceptions qui nous ont laissé des découverts de financement de retours d'enfants.
- Une implication plus grande de la LAVI (Loi sur l'Aide Aux Victimes).
- Quelques tristes renoncements.
- Des joies sans mesures pour les retrouvailles en Suisse.
- Une implication toujours plus grande des autorités exécutives et judiciaires quoiqu'encore trop timide et trop lente pour le parent laissé seul.
Voici donc quelques points de notre bilan d'activité de 18 ans. Nous n'avons jamais touché de fonds pour notre propre fonctionnement et pour les dons reçus de quelques personnes venues nous consulter, ils ont toujours été dirigés vers un parent ou son Comité de Soutien pour un rapatriement.Les effets de l'enlèvement sur l'enfant sont considérés aujourd'hui comme des ìCHILD ABUSEî au même titre que l'inceste. Nous n'avons jamais pris de risque ni tenté de rapatrier des enfants par la violence. Notre Mouvement n'a jamais entrepris aucune action dans le sens d'une action de commando.
Dans de nombreuses causes, ce sont les parents et leurs proches qui ont eux-même procédé au rapatriement de l'enfant enlevé. Plus souvent, ils participaient à notre mission de rapatriement.
Ne soyez pas triste pour notre décision de dissolution, mais encouragez plutôt ceux qui vont s'organiser pour succéder à notre Mouvement.
Réservez votre tristesse pour cette maman qui a tenté de mettre fin à sa vie hier soir, de désespoir devant l'immobilisme des autorités et l'arrogance du père kidnappeur toujours en Suisse. Nous savons des hommes forts qui dans de telles circonstances ont aussi perdu le goût de vivre.
Nous avons toujours résolu de n'agir qu'avec l'aide de la juste attribution (même tardive) de la garde de l'enfant au parent laissé derrière. Pourtant, il est des décisions d'attribution de garde aussi bien en Suisse qu'à l'étranger qui ont été prononcées en faveur des kidnappeurs ou kidnappeuses seulement par le désir de conformité de certains magistrats trop soucieux de ìréglerî un problème au lieu d'aider un enfant. Ainsi, le nom de notre Mouvement à sa naissance a été "... against the legal kidnapping".
La presse, les Services sociaux, notre Conseiller Fédéral Joseph DEISS ont pris conscience de ce fléau et font de plus en plus d'interventions pour aider à enrayer le processus.
Je reste, Jean-Claude, à l'écoute.
Lundi 17 janvier 2000